La marche nordique côté sport

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Petite philosophie de la marche

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Interview de Frédéric Gros

Pour Frédéric Gros, la marche est un intensificateur de la présence au monde, présence annihilée par la multiplication des écrans et l’obligation de vitesse. Et si on ne pensait bien qu’avec les pieds ? Que veut dire Nietzsche lorsqu’il écrit que « les orteils se dressent pour écouter » ? C’est ce que l’auteur cherche à comprendre dans cet ouvrage, à la fois traité philosophique et définition d’un art de marcher.

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Couverture du livre Eloge de la marche de David Le Breton

David Lebreton, Éloge de la marche, Métailié, 2000

Les marcheurs sont des individus singuliers qui acceptent, des heures ou des jours, de sortir de leur voiture pour s’aventurer corporellement dans la nudité du monde. La flânerie paraît un anachronisme dans un monde où règne l’homme pressé. Jouissance du temps, des lieux, la marche est une dérobade, un pied de nez à la modernité, un chemin de traverse dans le rythme effréné de nos vies.

Couverture du livre Marcher. Eloge des chemins et de la lenteur de David Le Breton

David Lebreton , Marcher : éloge des chemins et de la lenteur, Métailié, 2012

Poursuivant une réflexion menée  dix ans plus tôt  avec Eloge de la marche (cf ci-dessus), l’auteur souligne la façon dont le statut de la marche a évolué au cours des trente dernières années. Il montre ainsi que la marche s’impose aujourd’hui comme une activité de retrouvailles avec le corps et avec les autres.

Couverture du livre Sur les chemins noirs, de Sylvain Tesson

Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs, 2019

Les chemins noirs sont ceux oubliés des cartes et embroussaillés. Suite à un accident qui a failli lui coûter la vie, l’auteur a entrepris une traversée de la France à pied  du Mercantour (Tende) au Cotentin, durant 4 mois. Lors de cette « rééducation de l’âme », il se réjouit d’avoir su échapper aux injonctions pressantes de l’époque qui incitent leurs otages à se soumettre au brouhaha ambiant. En marchant, il se reconnecte avec le rêve et le passé dont ces endroits oubliés portent la trace.

Couverture du livre "Marcher avec les philosophes"

Marcher avec les philosophes, Philosophie Magazine, 2018.

La marche favoriserait une disposition de la pensée et l’inspiration. L’ouvrage contient des articles ou  des interviews de P. Bruckner, F. Gros, N. Huston,, ainsi que des textes d’auteurs comme Flaubert, Baudelaire et Tocqueville. Ce livre présente également le récit de voyage de C. Gras dans le désert en Mauritanie et un recueil de dessins d’E. Guibert.

Les classiques

Couverture du livre "Les Confessions" de Jean-Jacques Rousseau

Jean-Jacques Rousseau, Confessions, Folio classiques

La marche (en Haute-Savoie) permet à Jean-Jacques Rousseau de retrouver une joie pure d’exister, loin des comparaisons incessantes avec ses semblables.  « On n’est plus l’homme dans l’homme mais l’homme dans la nature » écrit-il dans les Confessions.

Couverture du livre "Le Peintre de la vie moderne" de Charles Baudelaire.

Charles Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne, 1863

« Pour le parfait flâneur, pour l’observateur passionné, c’est une immense jouissance que d’élire domicile dans le nombre, dans l’ondoyant, dans le mouvement, dans le fugitif et l’infini. Être hors de chez soi, et pourtant se sentir partout chez soi ; voir le monde, être au centre du monde et rester coché ou monde, tels sont quelques-uns des moindres plaisirs de ces esprits indépendants, passionnés, impartiaux, que la langue ne peut que maladroitement définir. L’observateur est un prince qui jouit partout de son incognito».

Citations

« Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose »

Friedrich Nietzsche

« Aller trop vite, c’est en réalité être nulle part ».

Charles Péguy

« Le chemin est un hommage à l’espace »

Milan Kundera, L’immortalité

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